Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées, a évalué sur BFMTV ce mercredi 9 novembre que “la guerre en Ukraine n’est pas dans l’intérêt des Européens, certainement pas de la France, peut-être des Américains”. Une position qu’il développe dans son dernier livre Words of Honor. Le général assure que “cette guerre n’est pas la nôtre” et déplore l’alignement trop systématique sur les vues américaines. Il met toutefois en garde contre “toute approche de Munich” et espère “une solution diplomatique d’en haut”. “Quand un dictateur est dans un tunnel, il ne recule pas. Le défi, à mon avis, est d’arrêter l’escalade. Depuis le 24 février nous sommes en escalade permanente. […] Il est temps de trouver une solution qui ne déshonore pas les Ukrainiens qui se battent vaillamment et qui ont été attaqués. Car effectivement il y a un agresseur et un agresseur”, a-t-il abondé sur BFMTV. Huit mois après le début de “l’opération militaire spéciale”, aucun traité de paix n’est en vue. Les négociations en Biélorussie et par l’intermédiaire du médiateur turc ont échoué. Seul un accord sur la reprise des exportations de céréales a été signé, sous l’égide de l’ONU et d’Ankara. Encore une fois, l’Ukraine a exigé de ne pas signer le même document avec la Russie.